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Des universités refusent d’augmenter les frais d’inscription pour les étrangers

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Des universités refusent d’augmenter les frais d’inscription pour les étrangers

 

Annoncée par le premier ministre Édouard Philippe en novembre dernier, la hausse des frais d’inscription pour les étudiants extra-européens ne sera pas appliquée dans les universités de Clermont Auvergne, Aix-Marseille et Lyon 2.

Comme une pluie de flèches, les critiques continuent de s’abattre surl’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants extra-européens. Après avoir essuyé le courroux des syndicats étudiants et de la conférence des présidents d’université (CPU), cette mesure annoncée par Édouard Philippe en novembre vient de recevoir les fins de non-recevoir de plusieurs universités de taille: à l’image de Clermont Auvergne (UCA), d’Aix-Marseille et de Lumière Lyon 2. Un décret de 2013 permettra à chaque université de décider de l’application ou non de cette mesure, qui multiplie par 15 les frais d’inscription à l’université des étudiants qui ne viennent pas d’Europe.

 

En novembre dernier, Édouard Philippe avait en effet annoncé que les frais d’inscription pour les étudiants extra-européens allaient passer dès la rentrée prochaine de 170 et 243 euros à 2 770 et 3 770, respectivement pour la licence et le master. L’exécutif dit vouloir améliorer l’accueil des étudiants étrangers en France, mais la plupart des acteurs du monde universitaire regrettent de n’avoir pas été concertés sur la question. Alors que la conférence des présidents d’universitéavait déjà fustigé dans un communiqué une mesure qui «porte en elle le risque important d’exclure des étudiants et des doctorants», certaines universités ont donc d’ores et déjà décidé de contourner cette réforme.
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Manque de concertation

«Nos communautés étudiantes et enseignantes se sont fortement émues de cette hausse des frais d’inscription à l’université, explique-t-on du côté de l’université d’Aix Marseille. Nous avons donc voté à l’unanimité des membres du conseil d’administration un texte qui refuse une telle augmentation pour l’année 2019-2020.» Dans ce texte que nous avons pu consulter, il est écrit que «Aix-Marseille Université considère que la question de l’évolution du montant des droits d’inscription des étudiants internationaux extra-communautaires nécessite une large concertation», et que «celle-ci n’ayant pas eu lieu, «il apparaît aujourd’hui que les conditions de mise en œuvre de ce nouveau dispositif ne sont pas réunies».

Du côté de Clermont, le président de l’université Mathias Bernard reconnaît également ne pas avoir été concerté avant l’annonce de cette mesure, précipitée selon lui. «Nous changerons peut-être d’avis l’an prochain, mais là c’est précipité, on n’a même pas été consultés, explique-t-il. La mise en œuvre d’une telle mesure doit se faire en analysant les impacts selon les différentes formations, et l’origine des étudiants.»

Or à l’UCA, les étudiants extra-européens sont majoritairement africains (60 %) et Mathias Bernard craint que ces «filières francophones historiques» à l’université ne s’estompent à cause de l’augmentation des frais d’inscription. «Le modèle mis en avant par le gouvernement est le modèle anglo-saxon, qui historiquement draine une population différente de chez nous, poursuit-il. Nous, c’est l’espace francophone qui constitue la grande partie de nos étudiants étrangers, et cette filière-là va effectivement se retrouver en danger.»

A Lyon, un communiqué envoyé mardi soir indique qu’une telle mesure «remet en cause le principe d’une université française ouverte à tous ainsi que la stratégie internationale de la France en matière d’accueil des étudiants étrangers».

Un décret pour contourner la mesure

Pour contourner cette mesure, les universités ne vont pas se mettre hors la loi. Selon un décret paru en 2013, «après application de critères généraux fixés par le conseil d’administration», chaque établissement a le droit d’exonérer de frais d’inscriptions certains de ses étudiants, dans la limite de 10 % du total des élèves inscrits à l’université. Dans les faits, l’UCA accueille par exemple 4 000 extra-européens chaque année sur un total de 35 000 étudiants, soit plus des 10 % autorisés par le décret. Mais pour les universités qui seront dans ce cas, pas de panique toutefois: le cabinet du ministère de l’Enseignement supérieur aurait déjà annoncé que pour la rentrée 2019, ce quota de 10 % serait réévalué pour permettre à chaque faculté de décider de la hausse ou non des frais d’inscriptions.

www.lefigaro.fr

 

 

 

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