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Recrutement d’un(e) consultant(e) international(e) pour le développement d’un modèle de prévision économique dynamique et stochastique à Madagascar

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279/IC/PNUD/2020-Recrutement d’un(e) consultant(e) international(e) pour le développement d’un modèle de prévision économique dynamique et stochastique à Madagascar
Procurement Process :IC – Individual contractor
Office :Madagascar – MADAGASCAR
Deadline :04-Jun-20
Development Area :CONSULTANTS
Reference Number :66143
Link to Atlas Project :
00126918 – Appui à la réponse nationale au COVID 19
Documents :
Conditions Générales des Consultants
Notice de Selection et Termes de Référence-279-IC-2020

Overview :

NOTICE DE SELECTION

Recrutement d’un(e) consultant(e) international(e) pour le développement d’un modèle de prévision économique dynamique et stochastique à Madagascar

Référence du dossier : 279/IC/PNUD/2020

Délai de réception des offres :  04 Juin 2020

Pays : Madagascar

Intitulé de la mission : Développement d’un modèle de prévision économique dynamique et stochastique à Madagascar

Type de Contrat : Contrat Individuel

Niveau de poste et d’expérience : International

Durée de la mission : 06 mois

Type et Lieu d’affectation : A distance, et sur site à Antananarivo

Prière envoyer vos propositions (propositions technique et financière) dûment signées à l’adresse e-mail Offres.mg@undp.org avec mention de la référence et intitulé du dossier

Votre proposition devra être reçue au plus tard le 04 Juin 2020, 15 heure d’Antananarivo.

N’hésitez pas à écrire à l’adresse upm.mg@undp.org pour toute information complémentaire.

Les candidatures féminines sont vivement encouragées.

Les Termes de Référence sont joints en annexe 01 de cette notice pour plus de détail sur la mission.

Ils décrivent principalement le contexte de la mission, les responsabilités assignées à la mission, les produits attendus de la mission ainsi que le profil des candidats recherchés.

 

Contexte et justification :

Depuis le signalement du premier cas du virus COVID-19 à Wuhan le 31 décembre 2019, la pandémie du coronavirus a déjà coûté cher en vies humaines et a perturbé l’ensemble des activités économiques mondiales, les chaînes de valeur mondiales, du commerce et des investissements, les chaînes d’approvisionnement internationales, les principales bourses mondiales et les systèmes de transport. L’impact de cette crise sans précédent sur la vie humaine et sur l’économie mondiale reflète la vitesse et la gravité de la contagion, une plus grande intégration des marchés, et le rôle majeur que joue la Chine dans les chaînes d’approvisionnement mondiales, les voyages et les marchés de matières premières. En 2020, la croissance économique de la Chine devrait s’élever à 0,5 point de pourcentage et l’économie mondiale entrer en récession avec une croissance réelle négative du PIB estimée à – 2,5% (FMI, 2020). Les décideurs politiques réagissent à des degrés divers avec de grands plans de sauvetage financier destinés à maintenir leurs économies à flot alors que les impacts du coronavirus se répercutent à travers le monde.

Malgré une arrivée tardive, le virus s’est rapidement propagé également en Afrique subsaharienne. Au 29 avril 2020, 20.227 cas de COVID-19 étaient confirmés dans 46 pays d’Afrique subsaharienne avec 478 décès et 7480 patients guéris. Vu l’insuffisance des capacités de test dans de nombreux pays de la région, il est probable que ce décompte sous-estime le nombre réel d’infections.

Selon le bureau Afrique de la Banque Mondiale, la croissance économique en Afrique subsaharienne passera de 2,4% en 2019 à une fourchette entre -2,1 % et -5,1 % en 2020, ce qui constituera la première récession dans la région depuis 25 ans. Les pertes de production dans la région pour 2020 vont se chiffrer entre 37 milliards et 79 milliards d’USD. La révision à la baisse de la croissance en 2020 reflète les risques macro-économiques découlant de la chute brutale de la croissance du PIB des principaux partenaires commerciaux de la région, particulièrement la Chine et la zone euro, de la baisse des prix des matières premières, de la réduction de l’activité touristique dans de nombreux pays ainsi que des effets des mesures destinées à maîtriser la pandémie mondiale du COVID-19.

Alors que l’impact économique du COVID-19 menace de s’étendre, au-delà des effets dévastateurs sur la santé, il est essentiel que les économies africaines, mettent en œuvre des mécanismes amortisseurs pour contrer les effets négatifs potentiels d’une éventuelle contagion. L’effet du Coronavirus en Afrique est susceptible d’être amplifié pour les pays qui ont des liens commerciaux et d’investissement solides avec les pays et les communautés économiques régionales (Union Européenne notamment) les plus touchés par le virus.

Pour Madagascar, les cas répertoriés ne cessent d’augmenter. L’incertitude sur le nombre de cas réel, rendu approximatif par l’insuffisance de tests effectués, ne permet pas au gouvernement de lever définitivement les mesures draconiennes prises dans ce contexte d’urgence sanitaire. De nombreux filtres ont été érigés, aussi bien aux frontières nationales, quand les vols étaient encore maintenus, qu’aux frontières régionales, tout en limitant les transports de personnes. Le Gouvernement a émis des directives en matière de restriction des déplacements, d’instauration de distances minimales entre les personnes, et d’utilisation accrue de « gestes barrières », comme le port du masque et l’utilisation de gel hydroalcoolique. La mobilisation de tous les acteurs, aussi bien du secteur public que privé, dans la lutte contre la maladie est forte.

Sur le plan économique, les adaptations anticipatives doivent se baser aussi bien sur l’hypothèse que la situation perdure quelque temps encore, hors du pays, que sur les possibilités que le pays soit plus directement touché. Dans les deux cas, il y aura un coût économique et des répercussions sur les sphères sociales et environnementales. Le Gouvernement devra faire face aux possibles effets sur les finances publiques et anticiper sur des stratégies rapides de mobilisation de ressources pour renforcer les systèmes de santé. Entre autres effets, le pays devrait également être prêt pour faire face à un ralentissement de la consommation courante, à une hausse des prix, aux difficultés d’approvisionnement en marchandises, à un ralentissement de l’activité générale, du fait des impacts des mesures de distanciation et de confinement. Dans un schéma moins optimiste, le pays doit anticiper un ralentissement des échanges commerciaux réguliers et des investissements, de possibles perturbations sur les transferts des marchandises et des personnes ; sur la détérioration de l’environnement des affaires, la baisse des flux de capitaux, y compris les envois de fonds des migrants, au ralentissement dans l’exécution des projets publics, du secteur tourisme, et autres services.

La crise liée au COVID-19 traversée actuellement par l’économie mondiale révèle la nécessité pour chaque nation d’avoir un modèle d’analyse économique permettant la prévision et l’évaluation des impacts de chocs sur l’économie, et de mesurer leurs conséquences sur la pauvreté et les ODD sur la base de ses anticipations adaptatives. Le recours à ces outils d’aide à la décision économique permettant d’améliorer la qualité des politiques, des programmes économiques et sociaux et de ne laisser personne pour compte se pose avec de plus en plus d’acuité aujourd’hui à Madagascar.

D’autant plus que les capacités d’analyse et de prévision du modèle existant (MAROA2) sous Excell au niveau de la Direction Générale de l’Economie et du Plan (DGEP) au sein du Ministère de l’Economie et des Finances (MEF) demeurent limitées et ne répond pas à tous les besoins et aux missions de ce dernier de mettre à la disposition du gouvernement des outils d’aide à la décision rapides, efficaces, performants et à jour correspondant à la structure actuelle de l’économie malgache.

Par ailleurs, la mise en œuvre du Plan Emergence Madagascar (PEM) intégrant la réalisation des objectifs de développement durable (ODD), requiert de pouvoir répondre aux impératifs dictés par les besoins de cadrage macroéconomique et budgétaire dans les meilleurs délais pour soutenir l’alignement du budget à la stratégie d’émergence et de réduction de la pauvreté à travers le cadre des dépenses à moyen terme ; prendre en compte les besoins de prévision macroéconomique et de simulation d’impact des politiques et des chocs sur l’économie, la pauvreté et le développement humain.

Les différents chocs que le pays a connus ces dernières années tels que les chocs pétroliers, la flambée des prix des denrées alimentaires, la crise financière internationale, les chocs climatiques (cyclones, inondations et sécheresse) et actuellement la crise du COVID-19 montrent aussi le besoin de disposer d’outils performants de simulation pour aider à définir, dans les délais requis, les mesures nécessaires pour en atténuer les effets négatifs.

Conscient de ces besoins, les autorités malgaches, à travers la Direction Générale de l’Economie et du Plan, demandent l’appui technique et financier du PNUD Madagascar pour une assistance technique, en vue de la conception d’un modèle d’équilibre général stochastique dynamique (DGSE en anglais) ou d’un modèle dynamique équivalent permettant de simuler les chocs aléatoires approprié par rapport aux données disponibles pour renforcer et compléter la gamme des outils de prévision et d’analyse macroéconomiques de la DGEP. Le développement de cet outil permettra de doter Madagascar d’un outil d’analyse et d’évaluation des chocs aléatoires macroéconomiques pour des choix de politiques économiques assis sur des bases quantitatives solides. Le développement d’un modèle dynamique stochastique aura aussi pour effet de renforcer les capacités d’analyse et de modélisation macroéconomique de la DGEP et des autres structures nationales partenaires, et de contribuer à l’accroissement de l’efficacité de la dépense publique par une meilleure préparation et programmation budgétaires. La mise en place de cet outil doit contribuer à former une équipe de bénéficiaires qui soient en mesure de s’approprier l’utilisation du modèle, sa maintenance de manière à favoriser une pérennisation de l’outil, voire même d’être capable d’initier le développement de variantes de l’outil.

Le développement d’un tel modèle doit être mené par un consultant international ayant une forte expérience en modélisation macroéconomique et en programmation informatique et une connaissance solide des réalités économiques de Madagascar ou de pays africains sera un atout indéniable.

 

Objectifs, tâches et résultats escomptés :

Le développement de l’outil de prévision économique qui sera réalisé sous la double supervision du Directeur Générale de l’Économie et du Plan et de l’Économiste Principal du PNUD a pour objectifs spécifiques :

1)Effectuer une phase de cadrage et de diagnostic pour la formulation du modèle

  • La phase de cadrage consiste en une séance de démarrage de la part de l’équipe de consultant qui permettra de préciser le plan de travail de l’équipe, de définir les modalités de collaboration avec la partie nationale, et de faire une présentation théorique du modèle. Cette séance de démarrage sera l’occasion de mener un diagnostic approfondi des données disponibles à Madagascar pour les besoins du modèle. Le diagnostic devra porter sur les capacités humaines et matérielles qui devront être renforcées avant la mise en œuvre du modèle ;
  • Les discussions approfondies avec la DGEP devront également porter sur les aspects essentiels de l’économie malgache, notamment les informations nécessaires à la définition théorique du modèle qui permettra une représentation adéquate des types de politique qui pourront être évaluées avec le modèle. Une revue des études macroéconomiques menées sur Madagascar ainsi que des modèles de prévision et de simulation économiques développés à ce jour permettra une meilleure appréhension des réalités économiques et institutionnelles du pays ;
  • Un atelier de formation sera organisé par les consultants pour mettre à niveau l’équipe nationale sur les aspects théoriques des modèles dynamiques stochastiques et pour présenter la structure théorique du modèle qui sera développé pour Madagascar ;
  • Un Rapport de diagnostic sera produit pour présenter le bilan de l’évaluation des capacités, et récapituler les formulations théoriques proposées pour le modèle.

2)Construire le modèle  :

  • Cette phase sera consacrée à l’élaboration de la maquette du modèle. Elle permet de disposer d’une première version synthétique du modèle qui permet de mettre en cohérence les spécifications théoriques du modèle avec les données statistiques disponibles, les perspectives conceptuelles et techniques pour la mise en œuvre de l’outil. La maquette permettra d’évaluer la pertinence de la modélisation des spécificités de l’économie malgache, notamment en termes de production agricole exportatrice et de secteurs extractifs, et de spécification des mécanismes de transmission de facteurs exogènes pouvant fortement affecter le développement économique du pays et de préciser les canaux de transmission des interventions des pouvoirs publics ;
  • La phase de construction sera finalisée par un atelier de formation aux techniques de programmation des modèles DSGE et de familiarisation de l’équipe nationale avec les logiciels utilisés pour le développement du modèle.

3)Assurer le fonctionnement du modèle   :

  • Elle constitue une phase de mise en œuvre pratique du modèle. Elle permet à l’équipe de consultant de venir tester à Madagascar avec l’équipe nationale le fonctionnement du modèle. Il s’agira de la mise en pratique du travail de modélisation, de simulation, et d’interprétation des résultats à l’aide du modèle ;
  • Sur une durée d’une à deux semaines, l’équipe nationale sera entraînée à mener des exercices de simulation avec l’outil et de construction de variantes de politiques économiques par l’équipe de consultant. Une documentation technique de maintenance et d’explication de l’outil sera également développée durant cette phase ;
  • Un rapport d’avancement sera réalisé pour présenter l’outil développé, témoigner de l’avancement des travaux et présenter une évaluation de l’équipe en termes d’appropriation de l’outil.

4)Assurer la restitution finale du modèle :

La version définitive du modèle, comprenant la maquette théorique, les programmes informatiques, et le document technique de présentation et de maintenance, sera restituée à la partie nationale. Un atelier de restitution finale permettra de présenter l’outil aux autorités et de témoigner du degré d’appropriation de l’outil par l’équipe de la DCPE et de ses partenaires. Un rapport final de consolidation des différents documents et rapports intermédiaires avec les recommandations de l’équipe de consultant sera délivré à la fin de l’exercice.

Renforcer durablement les capacités:

Former un groupe large d’acteurs de différentes institutions impliquées pour garder une capacité permanente d’utilisateurs du modèle dans le pays. Il s’agira aussi de développer les capacités de la DGEP et un programme de formation avec le Département Economique de l’Université d’Antananarivo et des centres de recherches économiques, et la direction en charge de la prévision à l’INSTAT qui sera basé sur le modèle développé de sorte que chaque cohorte de chercheurs économistes et d’ingénieurs statisticiens comprenne des gens formés à l’utilisation du modèle.

Les principaux résultats attendus sont :

  • Un Rapport de diagnostic est produit évaluant les capacités ;
  • Le modèle construit pour Madagascar et qui sera implanté à la DGEP est opérationnel ;
  • Les capacités nationales sont durablement renforcées pour s’approprier tous les aspects du modèle.

 

Profil du consultant et durée de la consultation :

  • Le consultant devra être hautement qualifié en modélisation ;
  • Une expérience avérée de développement de modèles macroéconomiques ;
  • Une expérience avérée dans la formalisation des impacts des politiques et chocs sur la pauvreté ou les objectifs de développement ;
  • Titulaire au moins d’un master dans l’un des domaines requis de de l’Economie, statistique, économétrie ou domaine équivalent, un PhD serait un plus ;
  • Une expérience solide d’au moins dix (10) ans, avoir produit des travaux reconnus dans au moins un des domaines répertoriés ci-dessus ;
  • Le candidat devra maîtriser la langue française qui est la langue de travail à Madagascar.

Le consultant devra faire une offre technique et une offre financière.

La durée de la consultation ne devra pas excéder 6 mois.

 

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