Le Consortium Ilaf – Action Dev – Sept lance un avis d’appel d’offre pour le recrutement d’un consultant individuel pour les études sur les évidences de la contribution des OSC et la participation citoyenne dans le développement local, Niger

TERMES DE REFERENCE

CONDUITE D’ETUDES SUR LES EVIDENCES DE LA CONTRIBUTION DES OSC ET LA PARTICIPATION CITOYENNE DANS LE DEVELOPPEMENT LOCA DANS LES COMMUNE DE ILLELA MALBAZA SAKORBE BIRNI NGAOURE SIMIRI ET OUALLAM

 

Contexte et justification :

Le consortium des ONG ILAF, ACTION DEV NIGER et SEPT, ont bénéficié d’un financement de l’Union Européenne a travers le PASOCIII, intitulé, « renforcement de capacité des organisations de la société civile locale (OSC) dans la gouvernance participative. ». Ce projet a démarré depuis le 1er décembre 2021 et prendra fin le 31 mars 2022.

L’initiative proposée s’inscrit dans le cadre du Programme d’Appui à la Société civile (PASOC 3), objet de la convention N° 038-460 signée entre la Commission Européenne et le Gouvernement du Niger en novembre 2016 et repose sur le renforcement de l’accès des organisations communautaires de base des zones ciblées aux opportunités économiques et aux services sociaux de base. Le projet s’adresse en particulier aux jeunes et aux femmes, à travers un appui au développement d’initiatives collectives inscrites dans le sillage des initiatives de construction des leaderships au niveau des OSC.  L’action répond, dans le court terme, à la faiblesse des capacités des organisations communautaires de bases et de leur capacité à participer à la mise en œuvre et suivi évaluation des politiques du développement au niveau communal. En outre afin de raffermir le positionnement de la société civile sur des questions majeures (ex : paix et sécurité, suivi budgétaire, meilleure répartition des revenus communal, etc.), les organisations communautaires de base et de la société civile ont été soutenu pour participer activement aux cadres de concertations communaux en redynamisant les mécanismes de participation aux dialogues multi-acteurs et à la participation citoyenne.

A la suite de la cartographie réalisée dans les 6 communes, plus de 1000 organisations communautaires de base et de la société civile officiellement reconnue.

La sous-représentation des femmes et des jeunes conjuguées à leur faible connaissance des enjeux du développement local et des objectifs de la décentralisation font que leurs besoins immédiats et stratégiques sont très faiblement pris en compte dans la définition des politiques locales. Aussi, les sociétés civiles de manière générale, et celle du monde rural en particulier et a fortiori celles des femmes et des jeunes sont très faiblement structurées et organisées et la plupart des femmes et des filles jeunes qui les composent manquent de leadership pour provoquer les changements nécessaires, pour participer aux cadres de concertation et pour jouir de leurs droits. Sans moyens financiers ni formation et structure adéquates, la société civile locale n’a pas une réelle valeur ajoutée dans la définition, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des politiques.

Lors de la mission de l’évaluation des besoins conduite dans la préparation de ce projet , il était ressorti, des difficultés que vivent ces organisations pour assurer leur rôles participation et contrôle citoyen de l’action publique et des propositions des pistes des solutions. Parmi ces difficultés, il faut noter la marginalisation des organisations communautaire pour ne pas dire exclue des processus participatifs par lesquels les politiques de développement en général sont conçus, mis en œuvre, suivis et évalués. La gouvernance représentative devait s’accompagner d’une gouvernance participative et transparente à travers des mécanismes locaux de participation, de transparence et de redevabilité. Ces mécanismes sont très en deçà des attentes de la société civile et de certains élus et des communautés.

Cette étude consiste à assurer l’implication d’un centre de recherche et/ou des chercheurs universitaires dans la démonstration des évidences afin de renforcer la programmation des actions. Ce dispositif de recherche action prolonge le cadre de gestion de connaissances mise en place dans le cadre de ce projet à travers l’analyse des évidences sur la contribution des OSC dans la participation citoyenne et donnera des recommandations pour consolider les actions du projet mais aussi de servir des messages de plaidoyer et de partage de connaissance

 

Objectif général :

L’objectif global est d’analyser les évidences sur la contribution des OSC dans la participation citoyenne illela, malbaza, sakorbe, birni ngaoure, simiri et ouallam afin de formuler des recommandations pour consolider les actions du projet mais aussi de servir des messages de plaidoyer et de partage de connaissance dans les foras régionaux et sous régionaux sur la gouvernance locale et la participation citoyenne.

 

Objectifs spécifiques  :

Il s’agit principalement de :

  • Recruter un consultant indépendant dans la conduite de l’étude diagnostique ;
  • Collecter les données secondaires (document, étude, rapport, plan communal etc) ;
  • Organiser la collecte des données sur les évidences en matière de contribution de la société civile locale à la participation citoyenne et gouvernance locale dans les 6 communes d’intervention ;
  • Analyser les rôles, le niveau de capacités des OSC sur l’élaboration des plans et Stratégies avant et pendant le projet ;
  • Analyser le niveau de participation des OSC à la planification, à la mise en œuvre, au suivi des politiques et plans locaux du développement au niveau des 6 communes d’intervention avant et pendant le projet ;
  • Analyser le degré d’expertise technique des OSC et le niveau d’impact des activités des OSC avant et pendant la période du projet ;
  • Identifier analyser les forces et les faiblesses sur la contribution de la société civile aux fonctionnalités des différents mécanismes de coordination et planification locale ;
  • Analyser l’efficacité, l’efficience des contributions au développement local par catégories des organisations de la société civile ;
  • Analyser les champs d’action et les efforts des OSC à coordonner et collaborer avec les autorités communales et les communautés ainsi que ses efforts de plaidoyer pour les communautés ;
  • Formuler des recommandations pour servir des messages de plaidoyer sur la gouvernance locale et la participation citoyenne ;
  • Formuler des recommandations pour consolider les actions du projet ;
  • Organiser des ateliers régionaux et un atelier national de restitution des résultats de l’étude.

 

Résultats attendus :

Au terme de ce processus, les résultats attendus sont :

  • Le rapport de diagnostic et analyse sur les contributions des OCB/OSC a la gouvernance locale et participation citoyenne est réalisé ;
  • Formuler des recommandations pour servir des messages de plaidoyer sur la gouvernance locale et la participation citoyenne ;
  • Formuler des recommandations pour consolider les actions du projet ;
  • Faire une présentation PowerPoint des résultats ;
  • Elaboré une fiche de bonne pratique de deux pages sur la base des résultats de l’étude afin de faciliter la dissémination et le plaidoyer ;
  • Organiser un atelier national de restitution des résultats de l’étude.

Méthodologie :

La conduite de cette étude sera basée sur une combinaison de méthodologies quantitatives et qualitatives. L’investigation sera basée sur les méthodes quantitatives et qualitatives. Conduite des entretiens exploratoires avec l’équipe projet, le consultant a élaboré les outils de collecte des données primaires. La collecte des données sera faite par l’administration de questionnaires et interviews à un échantillon représentatif des OSC représentatives des communes d’intervention. Ensuite entretiens approfondis avec des informateurs clés sélectionnés parmi les autorités communales et leaders d’opinion. Ces entretiens permettront de collecter les informations avant le projet et pendant le projet

 

Profil du consultant :

Qualifications et compétences : Posséder un diplôme d’études supérieures universitaires (minimum B+4) ou post universitaire dans le domaine de la planification du développement, de la gestion des finances publiques, de la statistique ou toutes autres disciplines équivalentes. En d’autres termes êtreun spécialiste en développement régional, local et communautaire.

Expérience professionnelle générale :

  • Avoir une expérience professionnelle attestée d’au moins 5 ans dans le domaine de la planification du développement (management de systèmes de planification, réformes institutionnelles et organisationnelles en matière de planification du développement) ;
  • Avoir une expérience d’au moins 5 ans dans le développement d’outils nationaux de planification.

Expérience professionnelle spécifique :

  • Avoir réalisé au moins 3 missions similaires comme chef de mission avec en relief l’appui aux réformes institutionnelles et organisationnelles, la mise en œuvre des programmes de renforcement de capacités en gestion du développement ou avoir géré des projets de réformes ;
  • Avoir conçu ou mis en œuvre au moins 2 plans de renforcement des capacités dans le domaine de la gestion du développement ;
  • Avoir une grande capacité à diriger et à travailler en équipe ;
  • Avoir des aptitudes en communication, notamment dans l’animation d’ateliers de formation, de séminaires d’études, groupes et autres séances de travail, auxquels peuvent prendre part des hauts fonctionnaires et les plus hautes autorités de l’État ;
  • Avoir d’excellentes aptitudes en rédaction de rapports ;
  • Avoir de profondes capacités en matière d’évaluation/capitalisation des approches/outils participatifs.

Calendrier : Du 1er  au 28 février 2022.

 

Soumission candidature

Les candidats intéressés sont priés de déposer leurs offres techniques et financières par mail à l’adresse suivante : [email protected] au plus tard le 24 janvier 2021 à midi.

Seules les candidatures sélectionnées seront contactées.

Cependant le consortium se réserve le droit de dépouiller au fur et à mesure les offres avant la date de clôture.