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Première Urgence Internationale recrute un(e) chef(fe) de mission – Cameroun

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Date de clôture : dimanche 30 décembre 2018

Langues parléesFrançais et Anglais indispensables
FonctionsCoordination, Gestion de projet
ActivitésEconomie, Finance, Administration, Logistique, Mécanique, Ressources Humaines
ContratCDD
Durée du contratContrat à Durée Déterminée – 12 mois

Date de prise de poste : Novembre 2018

Date limite : 30/12/2018

 

Première Urgence Internationale est une organisation non gouvernementale de solidarité internationale, à but non lucratif, apolitique et laïque. L’ensemble de ses personnels se mobilise au quotidien pour couvrir les besoins fondamentaux des victimes civiles mises en péril, marginalisées ou exclues par les effets de catastrophes naturelles, de guerres et de situations d’effondrement économique. L’objectif est d’aider les populations déracinées dans l’urgence, tout en leur permettant de regagner rapidement autonomie et dignité. L’association mène environ 200 projets par an, dans les domaines de la sécurité alimentaire, la santé, la nutrition, la réhabilitation d’infrastructures, l’eau et l’assainissement et la relance économique.

Première Urgence Internationale intervient en appui à près de 7 millions de personnes dans 21 pays, en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient, en Europe de l’Est, et en France.

 

Situation et besoins humanitaires :

Plus de quatre ans après le démarrage de la crise, la République Centrafricaine présente aujourd’hui des signes positifs de stabilisation et semble initier un début de sortie de crise. Cependant, malgré la signature des accords de paix à Brazzaville en 2014, l’organisation du Forum de Bangui en mai 2015 (qui a réunit les différentes parties prenantes du conflit et de la société centrafricaine) et la tenue des élections présidentielles dans un calme relatif, la situation reste extrêmement volatile. Les groupes et milices armés sont encore extrêmement présents dans le pays et continuent les exactions et pillages.

Depuis que la crise a éclaté en RCA en décembre 2013, plus de 140 000 réfugiés, majoritairement musulmans, ont traversé la frontière camerounaise au niveau des régions de l’Est et de l’Adamaoua. Après une phase de stabilisation durant le second semestre 2014 et quelques retours spontanés, le HCR estime, dans son aperçu des besoins humanitaires pour le Cameroun, que 253 000 réfugiés centrafricains sont encore présents dans le pays. Si la situation est moins dramatique pour ces populations qu’elle ne l’a été en phase d’urgence durant l’année 2014, elle reste toutefois extrêmement préoccupante avec notamment une couverture des besoins de base partiellement assurée et des conditions en termes de logement ou d’accès à l’eau et assainissement restant préoccupantes et engendrant des risques sanitaires liés à la forte concentration de la population.

En outre, cette vague de réfugiés s’est additionée au précédent afflux de réfugiés centrafricains entre 2004 et 2011, soit environ 99 000 personnes, installés dans les villages camerounais. Ces réfugiés, dits anciens réfugiés, ont été les premiers à accueillir les nouveaux réfugiés de 2014. Une partie de ceux-ci a été installée dans les sites de réfugiés mis en place dans le cadre de la réponse humanitaire coordonnée par l’UNHCR afin de désengorger les sites frontaliers et assurer une prise en charge efficace des besoins immédiats. A ce jour, 7 sites (Timangolo, Lolo, Mbile, N’Garissingo et Gado à l’Est, NGam, Borgop dans l’Adamaoua) accueillent des réfugiés dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua, regroupant 55% des nouveaux réfugiés.

L’autre partie des réfugiés (45%) s’est installée sur les points d’entrée et dans les villages d’accueil. Néanmoins, à ce jour, l’aide humanitaire se concentre essentiellement sur les sites de réfugiés, et les besoins constatés dans les points d’entrée et dans les villages hôtes restent nombreux, urgents et non couverts. L’installation des nouveaux réfugiés a considérablement accru la pression sur les ressources existantes, et plus particulièrement sur les infrastructures d’approvisionnement en eau, les ressources en bois, les infrastructures publiques (écoles, centres de santé…), ce qui a augmenté le risque de tensions entre les communautés hôte et réfugiée.

Au-delà de la situation des réfugiés, la situation structurelle des équipements de base et des pratiques, notamment en terme d’hygiène et d’assainissement, dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua est historiquement mauvaise. La pression supplémentaire des réfugiés dans la zone aggrave encore un peu plus cette situation et a aussi exacerbé les besoins pour les populations locales. L’UNHCR estime ainsi que pour l’Est et l’Adamaoua, ce serait au total (population hôte et réfugiés centrafricains) plus de 740 000 personnes qui seraient en besoin d’une assistance humanitaire (Aperçu des Besoins Humanitaires 2016).

 

Crise nigériane :

Depuis 2013, les attaques et exactions du groupe islamiste Boko Haram au Nigéria, en particulier dans l’Etat du Borno, ont forcé plus de 70 000 nigérians à fuir vers le Cameroun. Suite à la déclaration de guerre, par Paul Biya, Président de la République du Cameroun, les incursions de cette secte en territoire camerounais s’intensifient dès mai 2014 et le développement d’actes terroristes sur le territoire camerounais à partir de 2015 dans la zone frontalière avec le Nigéria ont provoqué d’importants mouvements de population camerounaise en particulier dans les départements du Mayo-Sava, Mayo-Tsanaga, et Logone-et-Chari. En octobre 2016, on compte plus de 180 000 personnes déplacées internes dans la Région de l’Extrême Nord et de nouveaux déplacements et entrées continuent d’être enregistrés. Ces mouvements de la population posent un sérieux problème d’accès aux ressources et aux besoins de première nécessité. La région de l’Extrême-Nord est en outre touchée par une crise alimentaire, nutritionnelle et sanitaire structurelle.

 

Nos actions sur le terrain :

Présente depuis avril 2008 au Cameroun, PUI s’est consacrée à la résolution des difficultés dans les secteurs de la sécurité alimentaire et de l’accès à l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement. Les actions ciblent les réfugiés centrafricains installés à l’est du pays depuis 2006 (Régions de l’Est et de l’Adamaoua) et les populations d’accueil. Les programmes ont évolué afin d’accompagner la progressive autonomie en sécurité alimentaire de ces populations réfugiées centrafricaines, la plupart souhaitant rester définitivement au Cameroun. Le volet WaSH progresse également vers une stratégie de responsabilisation à différents niveaux (des usagers aux responsables communaux), notamment dans un contexte de décentralisation de la gestion de l’eau de l’Etat vers les communes. Sur le volet accès à l’eau, en parallèle des constructions et réhabilitations de forages une grande part des activités est consacrée à la formation (des usagers, des comités de gestion de l’eau, des responsables locaux techniques et administratifs). Des sensibilisations sur l’hygiène et l’assainissement sont également menées.

L’arrivée de nouveaux réfugiés en 2014 amène PUI vers une réponse d’urgence qui s’oriente vers les points d’entrée frontaliers et les sites d’accueil (camps en retrait de la frontière), à travers des activités de gestion de camps, WaSH, Abris et Moyens d’Existence. En outre, compte tenu du fait que les réfugiés s’installent également dans de nombreux villages de la zone, PUI mène une réponse adaptée à cette configuration. PUI est aujourd’hui gestionnaire des 7 sites de réfugiés centrafricains à l’Est et dans l’Adamaoua et mène de nombreuses activités dans les villages d’accueil de la zone.

En 2015-2016, PUI a élargi son positionnement en ouvrant une base dans l’Extrême-Nord, à Maroua, en réponse à la crise nigériane pour intervenir auprès des déplacés camerounais via des activités SAME et WaSH et des réfugiés nigérians en reprenant la gestion du site de réfugiés de Minawao et une partie des activités WaSH sur le site. L’organisation a également étendu ses activités WaSH auprès des communes accueillant des réfugiés centrafricains dans la région du Nord.

En 2017, PUI ouvre une nouvelle base à Kousseri dans le Logone-et-Chari, département de l’Extrême-Nord du Cameroun le plus affecté par la crise humanitaire en terme de nombre de populations déplacées et de sévérité des besoins, pour développer des actions en WaSH, en SANME et transferts de cash inconditionnels visant les déplacés internes et communautés hôtes vulnérables.

 

Dans le cadre de nos actions au Cameroun, nous recherchons un(e) Che(fe) de Mission :

Le/la Chef de Mission est responsable du bon fonctionnement et du développement de la mission.

Sécurité : Il/Elle est responsable de la sécurité sur la mission.

Programmes : Il/Elle coordonne les équipes et s’assure de la bonne mise en œuvre des programmes sur la mission, il/elle suit les besoins et propose de nouvelles interventions et pistes de développement pour la mission.

Ressources Humaines : Il/Elle s’assure du bon dimensionnement humain de la mission et encadre les équipes (définition d’objectifs, suivi).

Suivi logistique, administratif et financier : Il/Elle s’assure que les pratiques logistiques et administratives en place respectent les procédures et formats PUI et sont en adéquation avec les règles Bailleurs.

Structuration et optimisation de la mission : Il/Elle accompagnement le développement de la mission

Représentation : Il/Elle représente l’association auprès des partenaires, bailleurs, médias et des différentes autorités.

Relation avec le siège : Il/Elle assure la bonne circulation des informations entre le siège et le terrain et s’assure du respect des échéances.

Expériences / Formation du candidat :

Formation en Gestion de projets

Expériences : 

  • 3 ans d’expérience humanitaire dans la coordination de projets ;
  • Expérience réussie de gestion d’équipe expatriée et de programmes multisectoriels.

Informatique : Maîtrise du Pack Office

Connaissances et aptitudes : 

  • Excellentes qualités rédactionnelles ;
  • Gestion d’équipe ;
  • Gestion de projets ;
  • Connaissances approfondies des bailleurs (OFDA, ECHO, agences UN, EuropAid, AAP, BPRM…).

 

Caractéristiques personnelles attendues :

  • Leadership et capacité à prendre des décisions ;
  • Fiabilité et sens des responsabilités ;
  • Charisme et capacité à faire vivre l’engagement ;
  • Capacité à faire preuve d’autorité, au besoin ;
  • Capacités d’analyse (discernement, pragmatisme) et de synthèse ;
  • Capacité d’adaptation ;
  • Organisation, rigueur et respect des échéances ;
  • Grande capacité d’écoute et de négociation ;
  • Bon relationnel et bonne communication ;
  • Calme et sang froid ;
  • Résistance au stress en général et en situation d’insécurité en particulier.

Salaire / Indemnité

  • Salaire brut mensuel : de 3 190 à 3 520 Euros selon parcours en Solidarité Internationale + majoration de 50€ par semestre d’ancienneté avec PUI
  • Statut Famille Possible 
  • Frais pris en charge notamment transport AR Domicile / Mission, visas, vaccins…
  • Assurance comprenant couverture médicale et complémentaire santé, assistance 24/24h, rapatriement et prévoyance
  • Hébergement  en maison collective
  • Frais de vie (« Per diem »)
  • Régime de Break : 5 jours ouvrés à 3 et 9 mois de mission + prime de break
  • Régime de Congés Payés : 5 semaines de CP / an + billet A/R au domicile tous les 6 mois

Documents à envoyer

CV et Lettre de Motivation à l’adresse ci-dessous, en précisant l’objet suivant: « CDM_CMR » à [email protected]

 

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