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Première Urgence Internationale recrute un(e) Coordinateur/trice Terrain à Kousseri, Cameroun

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Date de clôture : lundi 31 décembre 2018

 

FonctionsCoordination, Gestion de projet
ActivitésEconomie, Finance, Administration
ContratCDD
Durée du contratContrat à Durée Déterminée : 6 mois

Date de prise de poste: Novembre 2018

Date limite : 31/12/2018

 

Description

Première Urgence Internationale est une organisation non gouvernementale de solidarité internationale, à but non lucratif, apolitique et laïque. L’ensemble de ses personnels se mobilise au quotidien pour couvrir les besoins fondamentaux des victimes civiles mises en péril, marginalisées ou exclues par les effets de catastrophes naturelles, de guerres et de situations d’effondrement économique. L’objectif est d’aider les populations déracinées dans l’urgence, tout en leur permettant de regagner rapidement autonomie et dignité. L’association mène environ 200 projets par an, dans les domaines de la sécurité alimentaire, la santé, la nutrition, la réhabilitation d’infrastructures, l’eau et l’assainissement et la relance économique.

Première Urgence Internationale intervient en appui à près de 7 millions de personnes dans 21 pays, en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient, en Europe de l’Est, et en France.

 

Crise centrafricaine

Plus de quatre ans après le démarrage de la crise, la République Centrafricaine présente aujourd’hui des signes positifs de stabilisation et semble initier un début de sortie de crise. Cependant, malgré la signature des accords de paix à Brazzaville en 2014, l’organisation du Forum de Bangui en mai 2015 (qui a réunit les différentes parties prenantes du conflit et de la société centrafricaine) et la tenue des élections présidentielles dans un calme relatif, la situation reste extrêmement volatile. Les groupes et milices armés sont encore extrêmement présents dans le pays et continuent les exactions et pillages.

Depuis que la crise a éclaté en RCA en décembre 2013, plus de 140 000 réfugiés, majoritairement musulmans, ont traversé la frontière camerounaise au niveau des régions de l’Est et de l’Adamaoua. Après une phase de stabilisation durant le second semestre 2014 et quelques retours spontanés, le HCR estime, dans son aperçu des besoins humanitaires pour le Cameroun, que 253 000 réfugiés centrafricains sont encore présents dans le pays. Si la situation est moins dramatique pour ces populations qu’elle ne l’a été en phase d’urgence durant l’année 2014, elle reste toutefois extrêmement préoccupante avec notamment une couverture des besoins de base partiellement assurée et des conditions en termes de logement ou d’accès à l’eau et assainissement restant préoccupantes et engendrant des risques sanitaires liés à la forte concentration de la population.

En outre, cette vague de réfugiés s’est additionnée au précédent afflux de réfugiés centrafricains entre 2004 et 2011, soit environ 99 000 personnes, installés dans les villages camerounais. Ces réfugiés, dits anciens réfugiés, ont été les premiers à accueillir les nouveaux réfugiés de 2014. Une partie de ceux-ci a été installée dans les sites de réfugiés mis en place dans le cadre de la réponse humanitaire coordonnée par l’UNHCR afin de désengorger les sites frontaliers et assurer une prise en charge efficace des besoins immédiats. A ce jour, 7 sites (Timangolo, Lolo, Mbile, N’Garissingo et Gado à l’Est, NGam, Borgop dans l’Adamaoua) accueillent des réfugiés dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua, regroupant 55% des nouveaux réfugiés.

L’autre partie des réfugiés (45%) s’est installée sur les points d’entrée et dans les villages d’accueil. Néanmoins, à ce jour, l’aide humanitaire se concentre essentiellement sur les sites de réfugiés, et les besoins constatés dans les points d’entrée et dans les villages hôtes restent nombreux, urgents et non couverts. L’installation des nouveaux réfugiés a considérablement accru la pression sur les ressources existantes, et plus particulièrement sur les infrastructures d’approvisionnement en eau, les ressources en bois, les infrastructures publiques (écoles, centres de santé…), ce qui a augmenté le risque de tensions entre les communautés hôte et réfugiée.

Au-delà de la situation des réfugiés, la situation structurelle des équipements de base et des pratiques, notamment en terme d’hygiène et d’assainissement, dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua est historiquement mauvaise. La pression  supplémentaire des réfugiés dans la zone aggrave encore un peu plus cette situation et a aussi exacerbé les besoins pour les populations locales. L’UNHCR estime ainsi que pour l’Est et l’Adamaoua, ce serait au total (population hôte et réfugiés centrafricains) plus de 740 000 personnes qui seraient en besoin d’une assistance humanitaire (Aperçu des Besoins Humanitaires 2016).

Crise nigériane

La région de l’Extrême-Nord du Cameroun, tout comme le reste du bassin du lac Tchad, fait face depuis quelques années à une crise humanitaire sans précédent. Présentée comme l’une des régions les plus densément peuplées, elle est aussi la plus pauvre du pays. Si cette dernière est confrontée depuis longtemps à de nombreuses problématiques structurelles, elle est également fragilisée depuis 2013 par une détérioration de la situation sécuritaire liée aux exactions et actes de terreur perpétrés par l’Etat Islamique de l’Afrique de l’Ouest (ex Boko Haram). Cette instabilité, qui vient amplifier les problèmes préexistants de malnutrition chronique et d’insécurité alimentaire, entraine des mouvements de populations croissants. L’augmentation du nombre d’incidents sécuritaires (incursions, pillages, attentats) a pour conséquence directe l’afflux de réfugiés nigérians et la fuite des populations camerounaises de la zone frontalière avec le Nigéria vers l’intérieur de la région. Ainsi, en mai 2017, on observe dans l’Extrême-Nord 228 443 déplacés internes, 32 459 réfugiés non enregistrés et 58 027 retournés. Les départements du Mayo-Sava, du Mayo-Tsanaga et du Logone-et-Chari sont les plus particulièrement impactés par cette crise et ces déplacements. Ainsi, on observe 56 685 déplacés internes, 204 réfugiés non enregistrés et 12 265 retournés dans le Mayo-Sava, 37 327 déplacés internes, 3 162 réfugiés non enregistrés et 13 802 retournés dans le Mayo-Tsanaga et 118 336 déplacés internes, 28 773 réfugiés non enregistrés et 25 990 retournés dans le Logone-et-Chari (sources OIM Juin 2017). Parmi ces déplacements, 97% sont le résultat de la situation sécuritaire et 3% le résultat d’inondations et autres catastrophes naturelles. La région de l’Extrême-Nord est en outre touchée par une crise alimentaire, nutritionnelle et sanitaire structurelle.

 

Nos actions sur le terrain :

Présente depuis avril 2008 au Cameroun, PUI s’est consacrée à la résolution des difficultés dans les secteurs de la sécurité alimentaire et de l’accès à l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement. Les actions ciblent les réfugiés centrafricains installés à l’est du pays depuis 2006 (Régions de l’Est et de l’Adamaoua) et les populations d’accueil.

Les programmes ont évolué afin d’accompagner la progressive autonomie en sécurité alimentaire de ces populations réfugiées centrafricaines, la plupart souhaitant rester définitivement au Cameroun.

Le volet WaSH progresse également vers une stratégie de responsabilisation à différents niveaux (des usagers aux responsables communaux), notamment dans un contexte de décentralisation de la gestion de l’eau de l’Etat vers les communes. Sur le volet accès à l’eau, en parallèle des constructions et réhabilitations de forages une grande part des activités est consacrée à la formation (des usagers, des comités de gestion de l’eau, des responsables locaux techniques et administratifs). Des sensibilisations sur l’hygiène et l’assainissement sont également menées.

L’arrivée de nouveaux réfugiés en 2014 amène PUI vers une réponse d’urgence qui s’oriente vers les points d’entrée frontaliers et les sites d’accueil (camps en retrait de la frontière), à travers des activités de gestion de camps, WaSH, Abris et Moyens d’Existence. En outre, compte tenu du fait que les réfugiés s’installent également dans de nombreux villages de la zone, PUI mène une réponse adaptée à cette configuration. PUI est aujourd’hui gestionnaire des 7 sites de réfugiés centrafricains à l’Est et dans l’Adamaoua et mène de nombreuses activités dans les villages d’accueil de la zone.

En 2015-2016, PUI a élargi son positionnement en ouvrant une base dans l’Extrême-Nord, à Maroua, en réponse à la crise nigériane pour intervenir auprès des déplacés camerounais via des activités SAME et WaSH et des réfugiés nigérians en reprenant la gestion du site de réfugiés de Minawao et une partie des activités WaSH sur le site. L’organisation a également étendu ses activités WaSH auprès des communes accueillant des réfugiés centrafricains dans la région du Nord.

En 2017, PUI ouvre une nouvelle base à Kousseri dans le Logone-et-Chari, département de l’Extrême-Nord du Cameroun le plus affecté par la crise humanitaire en termes de nombre de populations déplacées et de sévérité des besoins, pour développer des actions en WaSH, en SANME et transferts de cash inconditionnels visant les déplacés internes et communautés hôtes vulnérables.

 

Découvrez notre réponse à la crise. 

Dans le cadre de nos actions au Cameroun, nous recherchons Un(e) Coordinateur/trice Terrain à Kousseri. 

Sous la responsabilité du/de la Chef/fe de Mission, le/la Coordinateur/trice Terrain est en charge de superviser l’ouverture de la base de Kousseri, d’assurer son bon fonctionnement et la mise en oeuvre efficace des projets développés sur cette base.

 

Principales activités : 

  • Sécurité : Il/Elle est responsable de la sécurité sur sa base.
  • Programmes : Il/Elle coordonne les équipes et s’assure de la bonne mise en oeuvre du et/ou des projet(s) sur sa base.
  • Ressources Humaines : Il/Elle supervise l’ensemble des équipes de la base, personnel expatrié et national.
  • Suivi logistique, administratif et financier : Il/elle suit les volets logistiques, administratifs et financiers sur sa base pour la mise en oeuvre des programmes, et s’assure du respect des procédures
  • Représentation: Il/Elle assure la représentation de PUI sur la zone dont il/elle à la charge auprès des partenaires, bailleurs et des différentes autorités.
  • Coordination : Il/Elle assure la bonne circulation des informations entre la zone dont il/elle a la charge et l’équipe PUI de coordination, et participe à l’orientation stratégique de la mission.
  • Evaluation / Stratégie : Il/Elle participe à l’identification des besoins dans sa zone d’intervention. Il/Elle participe à l’élaboration de la stratégie et propose de nouvelles interventions en fonction des besoins identifiés dans sa zone d’intervention.

Merci de consulter la fiche de poste ci-dessous pour tous les détails nécessaires. 

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Expériences / Formation du candidat

Formation :

Gestion de projet

Expérience : 

  • Expérience humanitaire ;
  • Expérience internationale ;
  • Expérience en logistique et administration ;
  • Expérience en gestion de la sécurité.

Connaissances transversales : 

  • Excellente qualité organisationnelle ;
  • Capacités managériales ;
  • Maîtrise en gestion de projets et  de la sécurité.

Caractéristiques personnelles attendues (intégration à l’équipe, adéquation au poste et à la mission):

  • Autonomie, prise d’initiative et sens des responsabilités ;
  • Aisance relationnelle, sens du contact ;
  • Excellentes capacités d’organisation ;
  • Excellentes capacités managériales ;
  • Excellente diplomatie et sens de la négociation ;
  • Capacité à faire preuve d’autorité ;
  • Bonne résistance au stress et à la pression ;
  • Adaptabilité ;
  • Pragmatisme, objectivité et prise de recul ;
  • Sens de l’engagement ;
  • Fiabilité et rigueur ;
  • Goût pour le travail de terrai ;
  • Sens de l’humour.

 

Langues parlées

  • Français indispensable ;
  • Anglais apprécié.

 

Salaire / Indemnité

Salaire Brut Mensuel: de 2 200 à 2 530 Euros selon parcours en Solidarité Internationale + majoration de 50€ par semestre d’ancienneté avec PUI.

Frais Pris en Charge: notamment transport AR Domicile / Mission, visas, vaccins…

Assurance comprenant couverture médicale et complémentaire santé, assistance 24/24h, rapatriement et prévoyance

Hébergement en maison collective

Frais de Vie (« Per diem »)

Régime de Break: 5 jours ouvrés à 3 et 9 mois de mission + prime de break

 

Documents à envoyer

CV et Lettre de Motivation à l’adresse ci-dessous, en précisant l’objet suivant: « CT Kousseri_CMR » à [email protected]

 

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