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Première Urgence Internationale recrute un(e) Coordinateur/trice Terrain à Ndélé, RCA

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Date de clôture : dimanche 30 septembre 2018

 

FonctionsCoordination, Gestion de projet
ActivitésEconomie, Finance, Administration
PaysAfrique, Centrafrique
ContratCDD
Durée du contratContrat à Durée Déterminée: 8 mois

Date de Prise de Poste: Août 2018

Date limite: 30/09/2018

Description

Première Urgence Internationale (PUI) est une organisation non gouvernementale de solidarité internationale, à but non lucratif, apolitique et laïque. L’ensemble de ses personnels se mobilise au quotidien pour couvrir les besoins fondamentaux des victimes civiles mises en péril, marginalisées ou exclues par les effets de catastrophes naturelles, de guerres et de situations d’effondrement économique.
L’objectif est d’aider les populations déracinées dans l’urgence, tout en leur permettant de regagner rapidement autonomie et dignité. L’association mène environ 200 projets par an, dans les domaines de la sécurité alimentaire, la santé, la nutrition, la réhabilitation d’infrastructures, l’eau et l’assainissement et la relance économique. Première Urgence Internationale intervient en appui à près de 7 millions de personnes dans 21 pays, en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient, en Europe de l’Est, et en France.

 

Situation et besoins humanitaires: 

La République Centrafricaine fait partie des pays les plus pauvres du monde. Selon le rapport sur le développement humain en Afrique 2016 du PNUD, la RCA occupe le rang de 187ème/188 dans le monde. Depuis mars 2013 et la prise du pouvoir par l’excoalition de groupes armés « Séléka », la Centrafrique traverse une crise politico-militaire très importante entrainant conflit armé et exactions intercommunautaires. L’un des principaux problèmes du pays reste la présence très importante de groupes armés contrôlant ou évoluant sur certaines parties du territoire. Malgré la présence de forces internationales (MINSUCA, Sangaris jusqu’à la fin de l’année 2016), la sécurisation effective du territoire est loin d’être une réalité.

Au plan politique, l’année 2016 a laissé entrevoir une amorce de transition avec l’arrivée au pouvoir d’un président nouvellement élu et la volonté du nouveau gouvernement de mettre fin aux combats et de proposer un plan de DDR de grande envergure. Cet espoir de sortie de crise reste cependant très fragile, au vu des difficultés dans les négociations avec les groupes armés et l’instabilité chronique qui persiste dans de nombreuses zones.

Cette crise politico-sécuritaire a eu des impacts humanitaires et sécuritaires conséquents, entraînant des déplacements massifs de communautés à l’intérieur du pays ainsi que des mouvements de réfugiés dans les pays frontaliers.

Selon le plan de réponse humanitaire 2017-2019, la totalité de la population (4,6 millions de personnes, dont 50% sont des enfants) a été victime de l’une des crises, qui se sont succédées ces dernières années. Plus de la moitié de la population (2,4 millions de personnes) a besoin d’une aide humanitaire d’urgence. Près d’une personne sur deux (48% de la population) se trouve dans une situation d’insécurité alimentaire.

Depuis octobre 2016, la crise s’est intensifiée et a créé de nouveaux besoins. Le nombre de personnes déplacées a augmenté de 25% entre janvier et juin 2017. En juillet 2017, un cinquième de la population totale de la RCA est déplacé (600 000 personnes déplacées, 480 000 réfugiés se trouvent également en RDC, au Tchad, au Congo, au Soudan, au Soudan du Sud et au Cameroun.

Les services sociaux de base sont dysfonctionnels ou inexistants dans de nombreuses zones. 31% des formations sanitaires ne sont pas fonctionnelles en raison de manque d’équipements, de personnels et de médicaments. Les enfants, notamment dans les zones rurales, ont perdu 2 ans de scolarité.

Les indicateurs de développement sanitaires de la République Centrafricaine sont alarmants, avec notamment un taux de mortalité infanto-juvénile à 129 pour 1000, taux supérieur aux indicateurs de la région Afrique définis par l’OMS (119). Les principales causes de décès chez les enfants de moins de 5 ans sont respectivement les infections respiratoires aigües (IRA), la diarrhée et le paludisme. Par ailleurs, le système national de santé s’est effondré, en raison des violences généralisées, de la destruction des infrastructures publiques et des pillages. Les organisations humanitaires sur le terrain aident à fournir des services de base, mais la situation générale reste alarmante, moins de la moitié des Centrafricains ayant effectivement accès aux soins de santé. Malgré l’aide, le système de santé reste fragile avec 451 structures de santé fonctionnelles, 110 partiellement fonctionnelles et 254 fermées sur les 815 existantes en République Centrafricaine. En outre, 43% des personnels de santé sont des agents de santé communautaires sans formation appropriée.

Enfin, en République Centrafricaine, moins de 35 % de la population a accès à de l’eau potable et des installations sanitaires adaptées. Seulement 22% de la population urbaine du pays a accès à l’eau à travers un réseau d’approvisionnement en eau potable. En milieu rural, seulement 34% de la population a accès à des points d’eau protégés. En assainissement, la collecte et le traitement des eaux usées est exclusivement autonome. 94% de la population rurale n’utilisent pas les latrines. En milieu urbain, 74% de la population possèdent des latrines dont 20% des latrines multifamiliales (latrines partagées).

 

Conséquences humanitaires: 

Fin mai 2017, on compte plus de 420 000 déplacés dans le pays. Malgré l’intervention de forces internationales (Force française Sangaris et Onusienne MINUSCA) qui a permis une relative accalmie dans la capitale, Bangui, la dégradation de la situation humanitaire est à déplorer. Cette amélioration de la situation sécuritaire a permis à certains déplacés de regagner leur quartier d’origine, cependant ces derniers ont besoin d’une assistance humanitaire pour retourner dans ces quartiers et plusieurs milliers de déplacés sont encore présents dans les sites de déplacés. La sécurité reste toutefois extrêmement volatile. La tension reste vive, exacerbée par les groupes extrémistes chrétiens ou musulmans.

 

Nos actions sur le terrain: 

PUI cible les zones les plus fragiles au coeur desquelles l’approche intégrée des interventions humanitaires menées par la structure sont développées au bénéfice des populations confrontées aux répercussions humanitaires de crises sécuritaires. Avant le coup d’Etat de mars 2013, déjà 1,9 millions d’habitants (soit environ 50% de la population) requéraient une assistance humanitaire (source, CAP 2012). En outre, l’extrême vulnérabilité structurelle se traduit par une faible résistance aux chocs environnementaux, économiques, sécuritaires.
Dans ce contexte, l’intervention de PUI vise à appuyer directement les populations dont les capacités d’absorption des chocs est faible, et à restaurer l’accès aux biens et services de base dans les zones en crise sur des secteurs tels que la santé, la nutrition, la sécurité alimentaire et les moyens d’existence, l’’appui aux populations déplacées (Aide au retour). L’intervention humanitaire en République Centrafricaine est renforcée par la plateforme logistique que gère PUI à Bangui.

PUI en RCA s’appuie sur 3 piliers stratégiques:

1) L’appui au retour des populations déplacées:

  • A Bangui dans le Sud du 3ème arrondissement avec une approche intégrée et multisectorielle (Cohésion sociale, Abris, Relance économique, appui institutionnel)
  • Sur la zone frontalière avec le Cameroun, dans la préfecture de la Manbéré Kadeï (Cohésion sociale, résolution des conflits, retour à la Terre, Abris,  Relance économique et agricole, …)

2) Accès et renforcement du système de soins à Bangui et dans la préfecture de Bamingui-Bangoran

3) Appui aux acteurs de réponses humanitaire dans le stockage logistique à Bangui et à l’intérieur du pays

 

Dans le cadre de nos actions en RCA, nous recherchons un(e) Coordinateur/trice Terrain à Ndélé. 

Le/la Coordnateur/trice Terrain est responsable du bon fonctionnement de la base et de la bonne mise en oeuvre des programmes développés sur cette base, gérant notamment la sécurité et le management des équipes.

 

Activités principales:

Sécurité : Il/Elle est responsable de la sécurité sur sa base et lors des déplacements de son équipe sur le terrain.

Programmes : Il/Elle coordonne les équipes et s’assure de la bonne mise en oeuvre des programmes sur sa base, sous la supervision de son/sa responsable hiérarchique direct/e.

Ressources Humaines : Il/Elle supervise l’ensemble des équipes de la base, personnel national et international.

Suivi logistique, administratif et financier : Il/elle supervise les volets logistiques, administratifs et financiers sur sa base pour la mise en oeuvre des programmes, et s’assure du respect des procédures afférentes, avec l’appui fonctionnel du/de la logisticien/ne et de l’administrateur/trice de la mission.

Représentation : Il/Elle représente l’association auprès des partenaires, autorités et différents acteurs locaux impliqués sur la zone d’intervention de sa base.

Coordination : Il/Elle centralise et diffuse l’information de/vers sa base et consolide le reporting interne et externe des activités mises en oeuvre dans sa zone d’intervention avant de le transmettre à son/sa responsable hiérarchique direct/e.

Evaluation / Stratégie : Il/Elle participe à l’élaboration de la stratégie et propose de nouvelles interventions en fonction des besoins identifiés dans sa zone d’intervention.

 

Expériences / Formation du candidat

Formation en gestion de projet

Expérience: Minimum 2 ans en action humanitaire internationale.

Caractéristiques personnelles attendues (intégration à l’équipe, adéquation au poste et à la mission):

Capacité à travailler de façon autonome avec prise d’initiative et sens des responsabilités

Capacité à travailler dans un milieu isolé

Capacité et volonté de travailler dans un contexte interculturel

Bonne résistance au stress

Sens de la diplomatie

Capacité d’analyse

Capacité d’adaptation et souplesse d’organisation

Organisation, rigueur et respect des échéances

Capacité à travailler et manager de manière professionnelle et mature

Capacité à représenter les activités et le mandat de PUI auprès des autorités locales

Capacité à intégrer l’environnement local sous ces aspects politiques, économiques et historiques

Capacité à travailler avec différents partenaires avec ouverture d’esprit et une communication adaptée

 

Salaire / Indemnité

Salaire Brut Mensuel: de 2200 à 2 530 Euros selon parcours en Solidarité Internationale + majoration de 50€ par semestre d’ancienneté avec PUI

Frais Pris en Charge: notamment transport AR Domicile / Mission, visas, vaccins…

Assurance comprenant couverture médicale et complémentaire santé, assistance 24/24h, rapatriement et prévoyance

Hébergement en maison collective

Frais de Vie (« Per diem »)

Régime de Break : 5 jours ouvrés à 3 et 9 mois de mission + prime de break + weekend de 4 jours à Bangui toutes les 6 semaines

Régime de Congés Payés : 5 semaines de CP / an + billet A/R au domicile tous les 6 mois

 

Documents à envoyer

CV et Lettre de Motivation à l’adresse ci-dessous, avec la mention suivante « CT_Ndele »

[email protected]

 

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