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UNICEF: Recrutement de six(6) médecins Consultants nationaux,pour l’Appui au renforcement de la vaccination de routine et aux soins de santé primaire dans 11 districts prioritaires du Bassin du Lac Tchad, SSA NOB

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Date de clôture : vendredi 21 septembre 2018

UNICEF: Recrutement de six(6) médecins Consultants nationaux,pour l’Appui au renforcement de la vaccination de routine et aux soins de santé primaire dans 11 districts prioritaires du Bassin du Lac Tchad, SSA NOB

 

Job no: 516236
Work type: Consultancy
Location: Chad
Categories: Health
Applications close: W. Central Africa Standard Time

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Entre 2005 et 2011, le Chad a connu une épidémie de polio qui a atteint le pic de 131 cas de poliovirus sauvage en 2011. Grâce à un fort engagement politique et l’appui des partenaires de l’initiative mondiale d’éradication de la polio, le Tchad a pu arrêter rapidement l’épidémie et le Tchad était certifié libre de polio en juin 2016. Pendant cette période, un investissement important a été consenti en termes de renforcement des capacités des ressources humaines, en moyens logistiques, en communication et surveillance des paralysies flasques aiguës. Bien que ces investissements aient laissé des acquis très importants qu’ils convient de maintenir, les multiples campagnes de vaccination contre la polio ont paralysé la vaccination de routine dans tout le pays.

Alors que ce dernier allait se concentrer sur le renforcement de la vaccination de routine après la certification polio de juin 2016, une épidémie de polio survenue à l’Est du Nigeria en mars et aout 2016 a ralenti les efforts à peine commencés pour se concentrer à nouveau sur la réponse régionale conduite en synchronisation par les 5 pays du bassin du lac Tchad en 4 phases depuis Aout 2016.

Dans ce cadre 11 districts sanitaires desservant 170 centres de santé du bassin du lac Chad ont été identifiés comme étant à haut risque. Ils font partie de 3 régions : Lac, Hadjer-Lamis et Kanem. De ces 11 districts, 8 sont insulaires tandis que 3 sont en terre ferme. L’évolution du niveau de l’eau tout au long de l’année rend difficile la cartographie de la région et le dénombrement exact des populations. Toutefois, on estime à 1774 le nombre des îles du Lac, dans sa partie tchadienne. La population de ces 11 districts est extrêmement hétérogène et comprend en grande partie des groupes vulnérables tels que les populations insulaires, les nomades, les retournés, les déplacés internes et les réfugiés. Avec des besoins importants dans tous les secteurs, cette population est assistée par des partenaires humanitaires sous la coordination d’OCHA. Cette population est très mal desservie en termes de services de base y compris les soins de santé curative et préventive notamment la vaccination des enfants et des femmes.

L’insuffisance d’organisation des services de santé couplée à d’autres facteurs tels que la géographie du Tchad, la situation d’insécurité avec les attaques de la secte Islamique Boko Haram et les problèmes socio-économiques avec la crise financière que vit le Pays contribueraient  à expliquer l’accès limité à la vaccination, notamment dans les régions du Kanem et du Lac où des populations sédentaires et semi-sédentaires sont installées dans les zones frontalières ou sévit les attaques terroristes récurrentes. De fait, plusieurs communautés ont un accès limité voire inexistant aux services de santé, en raison de la faible organisation de ces services de santé existants, d’une insuffisance quantitative et qualitative en ressources humaines, des longues distances entre les villages et les centres de santé et de l’inexistence de routes. Egalement une insuffisance en moyens logistiques pour assurer une distribution des intrants de vaccination et une supervision des services d’une façon régulière. Toutes ces difficultés et insuffisances contribuent énormément a la faible mise en œuvre du paquet minimum d’activité dans l’offre de service, entrainant ainsi la mauvaise performance de tous les indicateurs sanitaires y compris celle de la vaccination de routine.

Selon EDS-MICS 2014/2015, les couvertures penta-3 et polio3 ont été respectivement de 25,9% et 31,5% pour la région du Kanem, de 30,4% et 26,4% pour Hadjer Lamis et de 17,8% et 25,6% pour le lac. Dans le Kanem, 36,9% des enfants n’ont reçu aucun vaccin avant leur premier anniversaire, 22,1% à Hadjer Lamis et 43,0% au lac. Seuls 14,8% des enfants étaient complètement vaccinés au Kanem, 18,0% à Hadjer Lamis et 12,4% au lac. Malheureusement, ces performances ne se sont pas améliorées en 2017 : les couvertures vaccinales sont respectivement de 25% et 36% pour le Hadjer-lamis, 29% et 24% pour le Kanem et 27% et 23% pour le Lac. La proportion d’enfants complètement vaccinés est de 17% pour le Hadjer-lamis, 20% pour le Kanem et 12% pour le Lac. D’où la fréquence des épidémies liées aux maladies évitables par la vaccination dont celle de la poliomyélite entre 2009 et 2011, et de la rougeole en 2014.

En réalité, plusieurs facteurs expliquent la faiblesse des indicateurs du PEV de routine dans le Bassin tchadien du Lac : on note une insuffisance dans l’offre de service et dans la coordination du programme de vaccination, une faiblesse de la demande, une insuffisance de la chaîne de froid, une faible performance dans le système de distribution et de gestion des vaccins, etc.

Par rapport au leadership, à la gestion, la coordination du programme et aux ressources humaines, il a été identifié une insuffisance dans la gouvernance caractérisée par un faible pilotage, une coordination peu performante et une faible redevabilité/responsabilité à tous les niveaux du système de santé. En plus, on note une insuffisance qualitative et quantitative en ressources humaines, de la supervision et de la motivation des prestataires.

Pour contribuer à la résolution de ces problèmes, la Fondation Bill & Melinda Gates a octroyé un financement au Gouvernement tchadien à travers l’UNICEF pour mettre en place un modèle de système de vaccination dans les 11 districts prioritaires du bassin du lac Tchad, qui pourrait être mis à l’échelle. Les composantes du modèle sont (i) le renforcement de la chaîne de froid, (ii) du système d’approvisionnement et de gestion des vaccins ainsi que (iii) l’engagement communautaire basé sur la mobilisation de la population par les chefs traditionnels et coutumiers. L’objectif de cette dernière composante est de susciter la demande de service de vaccination par la population tandis que les 2 premières composantes visent à améliorer l’offre de service.

Afin de matérialiser cet appui de la Fondation Bill & Melinda Gates, l’UNICEF entend maintenir et renforcer son appui à la vaccination de routine en général et à la mise en œuvre du projet BMGF pour le renforcement de la vaccination de routine et les soins de santé primaire dans le bassin du lac Chad en particulier.

Aussi, dans le cadre du renforcement qualitatif et quantitatif en ressources humaines l’UNICEF se propose de recruter six (06) médecins consultants nationaux pour huit (08) mois afin d’apporter un appui aux Directions Sanitaires Régionales du Hadjer Lamis, du Lac et du Kanem.

Sous la responsabilité administrative et technique du Chef de l’Unité Polio de l’UNICEF, et sous la responsabilité fonctionnelle du Chef de Bureau de Zone de rattachement de Bol, les consultant(e)s nationaux(les) pour la mise en œuvre du projet de renforcement de la vaccination de routine et des Soins de Santé Primaires (ReVaR-SSP) dans les 11 districts prioritaires du bassin du Lac Tchad sont chargé(e)s de réaliser les activités suivantes :

  1. Apporter un appui à l’analyse de la situation sanitaire afin d’identifier les gaps et les opportunités dans les différents domaines et de proposer des mesures correctrices pour le renforcement de l’offre de service, la participation communautaire, le renforcement de la chaine de froid, la fonctionnalité permanente des équipements de la chaine et la disponibilité des vaccins.
  2. Apporter un appui à l’élaboration de la micro planification des districts sélectionnés en veillant à la participation effective des représentants de la communauté et mettre l’accent sur les cibles les plus défavorisées et assurer le suivi de la mise en œuvre des micro plans
  3. Appuyer les équipes cadres des districts dans l’élaboration des plans de mise en œuvre des stratégies vaccinales telles que préconisées par le projet BMGF_ReVaR-SSP et en assurer le suivi de la mise en œuvre ;
  4. Apporter un appui aux différents ECD des districts cibles de sa zone d’intervention dans l’approvisionnement systématique et veiller à la disponibilité permanente de vaccins et outils de gestion au niveau des dépôts des districts et des centres de santé ;
  5. Apporter un appui aux zones de responsabilité dans la mise en œuvre du projet BMGF_ReVaR-SSP, notamment la réalisation des stratégies de vaccination en synergie avec les organisations communautaires et d’autres partenaires locaux;
  6. Apporter un soutien au renforcement des capacités des acteurs de la vaccination au cours des sessions de formations formelles et au cours des sessions de supervisions formatives ;
  7. Appuyer la programmation et la mise en œuvre des supervisions formatives avec les membres des équipes cadres de districts et de la délégation et monitorer la mise en œuvre des recommandations issues des supervisions
  8. Assurer le suivi de la réalisation des activités de communication à travers la mobilisation de la population par les chefs traditionnels et coutumiers notamment le suivi et la mise en œuvre pratique du respect des différents engagements communautaires pris ie dénombrement des tous les enfants cibles de tous les villages et enregistrement dans les registres communautaires de vaccination ; mise à jour régulier des registres et suivi régulier du calendrier vaccinal des enfants ; rapports mensuels des chefs des villages aux chefs des cantons, et des chefs des cantons aux Gouverneurs
  9. S’assurer que la vaccination est inscrite dans les réunions statutaires des chefs des cantons, des Préfets et des Gouverneurs
  10. S’assurer que les supports de communications sont disponibles en quantité suffisante et utilisés à chaque niveau. Egalement faire des propositions de réactualisation et d’amélioration en fonction des résultats
  11. Appuyer mensuellement les équipes cadre des districts et celles des centres de santé dans le monitorage pour action sur des bases factuelles tout en assurant que les données de vaccination transmises à temps et sont de bonne qualité ;
  12. Rédiger et transmettre mensuellement un rapport d’activités en suivant un canevas devant faire ressortir les performances des districts, les principales activités réalisées, le niveau de réalisation des recommandations antérieures, les progrès enregistrés, les difficultés et contraintes, les solutions obtenues localement et les recommandations

Qualification et expériences

Les consultant(e)s doivent être titulaires d’un doctorat en médecine et un Master en Santé Publique, avec au moins 5 ans d’expérience dans la gestion des districts sanitaires et la conduite des activités de vaccination.

 

Affectation

Chaque consultant (e) sera basé(e) dans un district précis et aura la responsabilité de coordonner 3-5 districts. Ainsi, le (la) consultant(e) aura à sa charge des districts appartenant à 1 ou plusieurs régions. Il/elle devra donc collaborer avec les différents délégués sanitaires régionaux et les médecins chefs de districts concernés.

Les districts d’affectation des consultants sont : (i) DS Bol pour couvrir les districts de Bol et de Baga-sola,  (ii)  Liwa  et N’Gouri, (iii) Isserom et Kouloudia, (iv) DS Massakory  et Massaguet ; (v) DS Mani et Karal et (vi) Rig-Rig.

 

Supervision

Le/la consultant(e) travaille en étroite collaboration avec les Equipes Cadres de Régions et les Equipes Cadres de Districts des zones d’interventions, les consultants OMS et est sous la supervision directe du Chef de l’Unité Polio de l’UNICEF.

Grade et rémunération

La rémunération des consultant(e)s sera retenue à l’issue de discussions et ne devra pas être supérieure à celle du grade NOB de la grille du Système des Nations Unies.

Durée du contrat

La consultation est prévue pour une durée de 08 mois renouvelable si toutes les conditions sont réunies et selon l’accord des deux parties engagées.

Suivi et évaluation

Le (la) consultant (e) doit rédiger et transmettre mensuellement un rapport d’activités. Une évaluation technique sera conduite chaque fin de mois et à la fin du contrat.

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